Polar

Atlantis de David Gibbins, plongée intéressante mais un peu lourde dans l’univers d’un auteur archéologue…

9000 ans av. J.-C. : Selon les textes de Platon, au-delà des colonnes d’Héraclès, au beau milieu de l’océan Atlantique, se dressait une île peuplée par les Atlantes, un peuple de guerriers particulièrement en avance sur son temps.

Pourtant, en l’espace d’un seul jour et d’une seule nuit funestes, l’Atlantide fut engloutie par les flots. Sans laisser de traces.

2004, au large de la Grèce : Lors de l’exploration sous-marine d’une épave minoenne, Jack Howard et son équipe d’archéologues mettent la main sur un disque en or massif d’un éclat intense qui, pourrait bien être la clé de la cité perdue.

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Thèmes : Archéologie, Mythologie, Chasse au trésor, Seconde Guerre Mondiale

Trigger warning : Claustrophobie, Meurtres, Nazisme

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Ce livre, on me l’avait conseillé sur un des forums auquel je participe depuis deux ans. Férue d’archéologie et de lecture depuis toute petite (je voulais être archéologue), il m’a paru intéressant de lire un livre qui concilie deux passions. D’autant que la couverture est très jolie. Oui, parce que pour moi, la couverture d’un livre est très importante, c’est elle qui va me donner envie de découvrir un peu plus le livre si je ne connais pas son résumé. Alors si elle est jolie, c’est un plus non négligeable. Autre plus, c’est chez Pocket. J’apprécie énormément cet éditeur qui soigne son travail et qui offre une souplesse très agréable à ses livres. Mais Atlantis, de quoi ça parle ?

Nous sommes en 2004 à la nécropole en Egypte. Le professeur Hiebermeyer découvre avec stupéfaction, sur le corps emmailloté d’une momie du sixième siècle av. J.-C, un papyrus rédigé en grec de l’époque de Ptolémée. Plus étonnant encore, ce papyrus mentionne le mot Atlantis et donne la carte de la cité perdue. Coïncidence ou manipulation ? A partir de ces deux découvertes, c’est toute la science archéologique qui est remise en cause. Même les scientifiques les plus sceptiques doivent se rendre à la raison : l’Atlantide n’est peut-être pas un mythe, un âge d’or légendaire… mais une réalité. Jack et Katya, une archéologue russe aussi séduisante que brillante, décident alors de mener leur enquête sur les causes de la disparition de l’Atlantide et partent à sa recherche. Mais ils ne sont pas les seuls à connaître l’emplacement de la cité perdue… Ce qu’ils ont trouvé dépasse leurs rêves les plus fous mais aiguise les convoitises de chercheurs plus ou moins scrupuleux et de guérilleros prêts à tout pour mettre la main pur le trésor des Atlantes.

Ce n’est plus seulement l’Atlantide qui est en jeu. A cinq mètres d’ici, il y a suffisamment d’armes nucléaires pour anéantir la civilisation occidentale.

J’ai donc commencé la lecture avec plaisir, sans aucune appréhension. Dans l’ensemble, j’ai aimé. C’est très bien écrit (on se plait à découvrir avec les protagonistes les bâtiments historiques, à ressentir ce que eux ressentent), haletant à certains moments critiques (du fait de la très bonne description, on rentre bien dans l’ambiance), mais sans aucune surprise. Gros soucis: le vocabulaire, à certains moments, est trop technique. L’auteur nous distille des éléments sur des avions ou des technologies et leurs caractéristiques qui n’ont aucun rapport avec l’histoire, et dont on se fiche royalement. C’est très pénible et cela rend la plongée dans l’histoire beaucoup plus difficile. A certains passages, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser où se trouvaient les personnages devant l’affluence de données inutiles.

L’espace d’un instant, Jack eut l’impression que la masse tourbillonnante se transformait en visages fantomatiques de marins morts depuis longtemps, condamnés à virevolter pour l’éternité dans une danse macabre, au rythme du flux et du reflux du limon.

L’intrigue manque également de surprise dans le sens où les éléments de suspense sont devinables de manière beaucoup trop évidente. L’aspect archéologique est mis de coté pendant une grande partie de l’histoire pour le coté thriller du livre. On ne retrouve vraiment cet aspect qu’au dernier quart d’Atlantis, c’est dommage.

J’ai apprécié les notes de l’auteur qui en dit un peu plus sur les éléments historiques qu’il a utilisé pour son livre. C’est très intéressant à la lecture et ça donne envie d’en savoir plus. Pour conclure, j’ai aimé, c’est sympathique, mais j’aurais pu m’éviter des maux de cranes si l’auteur n’avait pas compliqué inutilement son histoire. 50/50 donc, pour un livre qui ne tient pas toutes ses promesses mais qui reste plaisant dans la découverte de la cité perdue.

55454Grand Format : First – Plus édité / Poche : Pocket – 8.30€55454

Mes chroniques sur les autres titres de l’auteur :

Le chandelier d’Or, Le roman idéal pour découvrir la superbe plume de David Gibbins !

Le Dernier Evangile, plongée passionnante à Herculanum…

Tigres de Guerre de David Gibbins, ma première déception….

Les Dieux d’Atlantis, retour aux sources pour Jack Howard

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