fantastique

Sept secondes pour devenir un aigle de Thomas Day

40898Lumière Noire a dit : « J’ai mes croisés, mes anges, et maintenant ma papesse… » Une île du Pacifique à la fois tombeau de Magellan et unique territoire d’un arbre à papillons endémique… Un homme au visage arraché par un tigre mais qui continue de protéger « la plus belle créature sur Terre », coûte que coûte… Un Sioux oglala sur le chemin du terrorisme écologique… Un trio de jeunes Japonais qui gagne sa vie en pillant la zone d’exclusion totale de Fukushima… Des Aborigènes désœuvrés cherchant dans la réalité virtuelle un songe aussi puissant que le Temps du Rêve de leur mythologie… Une Terre future, post-Singularité, inlassablement survolée par les drones de Dieu…

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Ce livre, je l’avais repéré dans une librairie et j’avais été intriguée par l’ambiance qui semblait s’en dégager. Alors, quand Babelio l’a proposé dans le cadre de sa Masse Critique, je n’ai pas hésité, je me suis proposée.

Parmi toutes nos lectures, il y en a un petit nombre où l’on accroche pas. Non pas que l’histoire soit mauvaise, non, mais, sans vraiment savoir pourquoi, l’esprit n’adhère pas. C’est comme ça, c’est le jeu. Malgré mes effort, la plume de Thomas Day n’a pas su trouver grâce et j’y suis restée insensible.

Une haine comme ça, elle ne vient pas de l’extérieur, c’est un sentiment intime, une marée qui emporte tout sur son passage, ça n’a aucun rapport avec la volonté. C’est quelque chose qu’on porte dans chacune de ses cellules, dans chacun des atomes qui les composent. Et si on arrive à conjuguer sa pureté avec cette haine, alors on peut devenir une sorte de fantôme ; mais pas évanescent, au contraire, dense, toujours plus dense. Pas un fantôme, le mot est mal choisi, mais une sorte de cavalier de l’Apocalypse qui serait ni chrétien ni biblique, un ange amérindien. Un oiseau-tonnerre.

De toutes les nouvelles diverses et variées qui composent ce recueil, seul un extrait d’Ethologie du tigre m’a trouvé bon public. Hormis cela, le monde complexe et passionné de l’auteur est resté inconnu. Ou plutôt, je m’y suis vu étrangère, incapable de m’intégrer dans cet univers.

Je souhaite remercier Babelio et les éditions du Bélial’ pour ce livre et j’espère, chers lecteurs, que mon infortune ne sera pas la vôtre. Je vous invite à découvrir la jolie plume de Thomas Day, à vous faire votre propre avis et à tenter l’aventure.

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Grand format : Les éditions du Bélial’ – 17€ / Poche : folio – 8.40€55454

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